Wednesday, November 27, 2002

The Cream of the Crop

In recent articles, I’ve noted the importance of a book – actually a pamphlet – published by French author Daniel Lindenberg. Lindenberg’s thesis is that a new generation of reactionaries has arisen in the French academy dedicated to the destruction of modern egalitarian democracy. As I’ve noted before, the pamphlet is academically pathetic, a throwback to the cheap literary tactics of the Comintern. What’s impressive is that so many intelligent French writers and journalists are saying exactly the same thing.

Just today, another article appeared in Le Figaro that takes a direct shot at Lindenberg’s sloppy scholarship. But in addition, it points out that this sort of ideological attack is the best the French left has to offer. In short, the current French left is a bankrupt and decrepit group without any worthwhile ideas or suggestions. This isn’t to say that there aren’t intelligent people in what we’d call the left. Marcel Gauchet describes himself as coming from the extreme left, but even this doesn’t protect him from Lindenberg’s wrath.

The encouraging aspect to all this is that the French media and academy is taking Lindenberg to task. Had such a work appeared not along ago, it would have been accepted as a legitimate piece of scholarship, but this is no longer the case in France. Today, serious thinkers are questioning everything from the welfare state, to international humanitarian organizations to the demonization of the United States and Israel. And thinkers like Gauchet, one of the most impressive in France right now, have stated publicly that they are perfectly open to the political right.

And for American readers, one of the most interesting paragraphs from the article in Le Figaro is one that challenges a whole host of accusations against the so-called new reactionaries. I’ve copied it here in the original French in order to show just how much similar American criticisms have in common with their French cousins:

La dénonciation néo-antifasciste des suspects possède comme telle une force d'intimidation, qui permet de faire l'économie d'une discussion critique approfondie des thèses et des arguments dénoncés. Pour l'inquisiteur L., critiquer le fonctionnement observable de la démocratie libérale (en France ou ailleurs) est comme tel un critère de «pensée réactionnaire». S'interroger, d'une façon non apologétique, sur l'héritage de mai 68, c'est hautement suspect. Penser qu'il importe de lutter contre l'insécurité, c'est sombrer dans l'autoritarisme (toujours «populiste»). Douter des vertus de la «culture de masse», c'est donner dans un élitisme «passéiste». Mettre en doute les bienfaits du «tourisme de masse», ne pas croire qu'il s'agit là d'un progrès considérable propre aux «sociétés ouvertes», c'est mépriser les masses, et douter des «progrès» de «la démocratie». Soumettre à un examen critique ce qu'il est convenu d'appeler l'«antiracisme», c'est insensiblement glisser vers le racisme et la xénophobie. Ne pas croire que le «métissage» sauvera l'humanité, c'est un acte d'incrédulité exécrable, car la «société métissée» est l'avenir de l'humanité «citoyenne». Avouer son écoeurement devant les instrumentalisations des «droits de l'homme», ou les manipulations des sentiments humanitaires, bref, dénoncer l'imposture du «droit-de-l'hommisme», c'est scandaleux. S'inquiéter des dérives fondamentalistes ou jihadistes de l'islam, prendre le terrorisme islamiste au sérieux, c'est de l'islamophobie. S'élever contre la diabolisation d'Israël, refuser la mise en question de son droit à l'existence, c'est être un suppôt de Sharon, assimilé à un «nazi». Constater avec inquiétude l'installation d'une vulgate antijuive dans le monde (et en France tout particulièrement), accompagnée d'actions violentes visant les juifs dans leurs personnes ou dans leurs biens (synagogues brûlées, attentats terroristes, etc.), c'est à la fois un mirage et (aussi) un indice d'islamophobie, etc. Ravages de l'islamophilie des imbéciles, telle qu'elle se développe aujourd'hui dans les milieux bien-pensants de gauche et d'extrême gauche.

One can only hope that this debate reflects a new movement in France, one that could serve as a means of rapprochement between the United States and Europe.

0 Comments:

Post a Comment

<< Home